Témoignages

  • Bombe à la PP

    Je me souviens parfaitement de cet attentat car quelques minutes auparavant, je suis passé devant la porte du local où la bombe allait exploser. Mon bureau était juste au dessus. Après la déflagration, j'ai vu par la fenêtre s'élever un immense nuage de poussière. J'ai vu un homme allongé par terre sur le dos, dans l'axe de la porte qui gisait au sol. Par chance, je n'ai aucune séquelle de cet événement. Je me souviens m'être dit que j'avais eu une chance incroyable. J'en veux beaucoup plus à l'administration de la préfecture qui a jeté une chape de plomb sur cet évènement en interne comme en externe. Aucun retour d'information sur ce qui s'était passé et sur les victimes, visiteurs ou employés. Aucune "cellule psychologique", aucun souci de savoir si nous, les proches de l'explosion étions ou non traumatisés.

  • Attentat préfecture de police 15 septembre 1986

    Près de 30 ans après cet attentat le mal être est toujours présent travaillant au dessus des permis de conduire j ai été réquisitionnée pour garder les effets personnels de mes collègues blessés j ai eu un arrêt de travail post traumatique en 2012 j ai été exposé à du vacarme émis par une casse auto installée à proximité de mon habitation ce bruit à réveillé mon état latent de stress enfouit depuis je suis arrêté en maladie en dépression majeure les attentats de 2015 n ont fait que renforcer mon stress mes insomnies je pense que l on est jamais guéri après un acte de cette violence

 

Bombe à la PP

par Pierre ZOF

Je me souviens parfaitement de cet attentat car quelques minutes auparavant, je suis passé devant la porte du local où la bombe allait exploser. Mon bureau était juste au dessus. Après la déflagration, j'ai vu par la fenêtre s'élever un immense nuage de poussière. J'ai vu un homme allongé par terre sur le dos, dans l'axe de la porte qui gisait au sol. Par chance, je n'ai aucune séquelle de cet événement. Je me souviens m'être dit que j'avais eu une chance incroyable. J'en veux beaucoup plus à l'administration de la préfecture qui a jeté une chape de plomb sur cet évènement en interne comme en externe. Aucun retour d'information sur ce qui s'était passé et sur les victimes, visiteurs ou employés. Aucune "cellule psychologique", aucun souci de savoir si nous, les proches de l'explosion étions ou non traumatisés.

Attentat préfecture de police 15 septembre 1986

Près de 30 ans après cet attentat le mal être est toujours présent travaillant au dessus des permis de conduire j ai été réquisitionnée pour garder les effets personnels de mes collègues blessés j ai eu un arrêt de travail post traumatique en 2012 j ai été exposé à du vacarme émis par une casse auto installée à proximité de mon habitation ce bruit à réveillé mon état latent de stress enfouit depuis je suis arrêté en maladie en dépression majeure les attentats de 2015 n ont fait que renforcer mon stress mes insomnies je pense que l on est jamais guéri après un acte de cette violence