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du Développement Durable et de l’Énergie

Par
Anonyme
en rapport à
Covid-19 – Coronavirus

Bonjour à tous. Même si depuis le début du confinement je me rends compte de la gravité de la situation ( situation qui est plus difficile à vivre pour certains que pour d’autres j’imagine ), je vis le confinement plutôt bien. J’ai la chance de ne pas être directement au contact des personnes malades comme le personnel médical qui est en première ligne. Je le redis car je trouve qu’on en parle pas assez et j’espère qu’à la fin du confinement on n’oublierai pas ces travailleurs qui se démènent pour toute la France aussi : les caissières, les éboueurs, les livreurs , les plombiers, les travailleurs sociaux et je m’excuse par avance pour les salariés de certains secteurs que j’ai pu oublier. Je me permets de faire un zoom sur les travailleurs sociaux. Comme beaucoup de personnes savent déjà, le secteur du social et médico social manquait déjà des moyens avant le confinement pour accompagner les personnes dépendantes et fragiles. Avec cette crise du COVID-19, les éducateurs se démènent comme ils peuvent pour accompagner les personnes fragiles : que ce soit des enfants qui sont placés dans les Maison d’Enfant à Caractère Social ( et ce qui me rends vraiment triste c’est l’explosion de maltraitances envers les enfants durant le confinement, ainsi que des violences conjugales ), les personnes sans abris qui sont encore plus exposés au virus , les demandeurs d’asile qui étaient déjà dans une situation plus que précaire et incertaine pour leur avenir. Je pense à toutes ces familles qui ont à charge leurs enfants autistes ou en situation de handicap physique, mental ou psychique car les établissements médico-sociaux ont du fermer. Je pense aussi aux éducateurs, qui lors de la fin de cette crise, vont s’occuper de nouveau de ces humains déjà si fragiles, et qui ont été plus fragilisées durant cette crise. Ces éducateurs qui avaient réussi à accompagner ces personnes, à leur faire avoir un certain équilibre avant le confinement, et on ne sait pas dans quel état ( psychique surtout ) les éducateurs vont  »récupérer » ces personnes après le confinement. Et j’en oublie plein, car malheureusement il y a trop de personnes qui souffrent sur cette Terre , et ça bien avant la crise du COVID-19!!! Tant pis je pousse ma gueulante et je dis ce que je ressens, ça fait du bien. Voilà, moi je souffre beaucoup intérieurement de toute cette misère et souffrance dans le monde. Je suis consciente qu’il y a beaucoup de misère en France aussi et heureusement qu’il y a plein d’associations qui aident des populations démunies ( en France et ailleurs dans le monde )mais voilà aux personnes auxquelles je pense aussi dans les pays sous développés ( bien avant la crise du virus ) : les personnes qui n’ont d’eau potable pour se laver les mains durant cette crise ( et qui n’avaient toujours pas d’eau potable ne serait que pour boire de l’eau ) , les personnes qui vont mourir de faim à cause du virus ( et malheureusement c’était déjà le cas avant ). Bref toutes les personnes qui vivaient déjà dans la misère et c’est ça qui me fait culpabiliser parfois. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de faire l’école d’éducateurs pour devenir monitrice éducatrice et aider des personnes dans le besoin et faire un travail utile. J’espère ne pas rendre triste les personnes qui lisent ce témoignage et je ne cherche surtout pas à faire culpabiliser les gens. Paradoxalement, ce confinement me permet de lutter contre cette souffrance intérieure. Je dessine et je peins beaucoup plus qu’avant, je cuisine beaucoup, je danse , je chante sur de la musique, et surtout je ris beaucoup plus ( même si je sais que cette situation n’est pas marrante ) : choses que je faisais déjà avant mais dans une moindre mesure. Cette crise me permet de relativiser sur pleins de choses , de faire un gros travail sur moi même , de me rendre plus forte intérieurement pour m’améliorer dans mon futur métier en tant qu’éducatrice, mais aussi m’améliorer en tant qu’individu, de devenir plus sage. D’être plus en accord avec moi même et avec mes valeurs. J’ai cru longtemps que je ne serai pas capable de faire ce métier, que j’étais trop faible, trop empathique et que la souffrance des autres prendraient le dessus dans ma vie personnelle. Eh bien ,je dois avouer que lors de mon premier stage, en accompagnant des enfants en situation de handicap mental, j’ai eu des doutes. Suis-je assez forte pour faire ce métier? Ai-je assez de confiance en moi? Vais-je pouvoir prendre assez de distance pour que ce métier ne me bouffe pas ma vie, et mon couple??!! Je pense que oui et je ne vais pas me laisser abattre. Je veux aider et accompagner les personnes qui souffrent, je veux apporter mon aide, ne serait-ce que minime dans ce monde qui a tant besoin de solidarité et d’humanité. J’ai conscience d’avoir une chance de dingue d’être née dans un pays développé, d’avoir un toit, de l’eau et de la nourriture. J’ai beaucoup de chance car je suis en bonne santé ainsi que mes proches. Je pense à tout ces chefs d’entreprises qui vont peut-être perdre leur entreprise, ces familles qui ont perdus un membre de leur famille, ces personnes âgées qui n’ont plus de lien social pour l’instant. Je suis de tout cœur avec vous et n’oubliez pas de garder le courage!! Après la pluie, il y a toujours le soleil qui arrive. Soyez conscience tous de la chance que nous avons en France, dans cette  »malchance du covid-19 ». Essayons d’être créatifs, souriants et optimistes. Acceptons nous comme nous sommes et acceptons les autres comme ils sont. Aimons nous et aimons la vie!!! Je terminerai mon témoignage par la citation de Nelson Mandela :  » le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de vaincre ce qui fait peur  » et la citation de Oscar Wilde :  » la beauté est dans les yeux dans celui qui regarde ».

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Commune

Mende, France

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3 / 10