Témoignages

 

il y a des choses qu'on tient, qui n'ont aucune valeur pour vous ou pour quelqu'un d'autres mais pour nous personnellement c'est les affaires de nos parents, de nos grands parents et on y tient. C'est un truc moral, c'est pas un truc qui vaut de l'argent, qui vaut de l'or, c'est moralement que ça nous tient.

par inondés Somme
Photos de AF

Entretien du 21/03/2013 avec un sinistré (AF) des inondations de la vallée de la Somme du printemps 2001. Interviewer : EC

Je pense qu'on avait besoin d'une explication rationnelle : pourquoi c'est venu ? Qu'est-ce-qu'on va faire maintenant ? Et comment on va s'en sortir ? Parce que là en fin de compte, bon, je pense que les autorités eux-mêmes ont été un peu débordées, un peu surprises au début donc ça peut se comprendre, mais à un moment on s'est dit, bon « ça peut pas durer comme ça éternellement ».

par inondés Somme

Entretien du 05/04/2013 avec un sinistré (AH) des inondations de la vallée de la Somme du printemps 2001. Interviewer : EC

Les enfants ont été traumatisés par le fait que l'école pour eux, qu'ils soient dans n'importe quelle famille, une bonne ou un mauvaise famille, bien ou moins bien, l'école c'est forcément une cellule qui est quelque part indestructible... Un hâvre de paix... L'école, c'est une institution... Et là, l'école qui est agressée par un élément naturel... Mais agressée quand même, ça les a fortement atteints. Réellement atteints.

par inondés Somme

Entretien du 19/04/2013 avec un sinistré (AK) des inondations de la vallée de la Somme du printemps 2001. interviewer : EC

Trente ans après, j'ai encore la gorge serrée …

par Rescapés catastrophe de Liévin
Liévin, fosse n°1

J'avais terminé mon travail sur ce secteur et m'apprêtais à remonter sur mon vélo quand dans un bruit terrible, pire qu'un coup de canon, je fus projeté au sol. Ma jambe heurta une masse métallique. Je me retrouvais dans le noir absolu car tout avait disjoncté et il y avait tant de poussière partout que ma lampe ne dégageait plus qu'un minuscule halo de lumière.