Témoignages

  • J’aime l’odeur de la terre après la pluie

    Ceux qui étaient sur le trajet de la vague ont vu le niveau monter et ont assisté impuissant à l’inondation de leur maison. Au départ, ils ont tenté d’éponger, surélever le mobilier, puis se sont résignés, voyant des murs céder sous la puissance des flots. Se mettre à l’abri, se réfugier chez des voisins épargnés… et regarder le désastre se produire sous leurs yeux. Toute la nuit ils tenteront d’évacuer l’eau, de chasser la boue tant bien que mal.

  • 3*10:2=15

    Là en y repensant je me dis que notre cerveau est une drôle de machine: il est capable d'ignorer les messages reçus par nos yeux: espoir, optimisme ou seulement déni ?

  • Notre Dame de l'espérance

    Les coups de tonnerre et les éclairs se déchaînent. La pluie s’abat. La grêle se répand de toute sa force. Cela dure des heures qui semblent interminables. Tout cela n’annonce rien de bon. Mais que fait Notre Dame ?

  • Un soir sous les eaux

    Nous étions donc voués à attendre que l’eau diminue peu à peu. Mais ce n’était pas le cas, l’eau montait encore et encore et je commençais à croire que l’étage où nous étions ne suffirait pas à nous protéger de toute cette eau qui faisait trembler la maison en s’infiltrant. Je n’arrivais pas à fermer l’œil, et pourtant, j’étais bel et bien fatigué, mais je ne pouvais dormir devant cette scène où devrai-je dire, ce cauchemar.

  • 3 octobre

    Décharge à ciel ouvert Branches arrachées, poubelles éventrées Amas métalliques, morceaux de plastique Flottant au gré de l'eau Sauve qui peut

  • Evénement inconcevable

    Lorsque notre téléphone a sonné et notre fils qui appelait au secours, il nous demandait de venir le plus vite possible pour l’aider à écoper l’eau qui rentrait dans la maison.

  • Les animaux et nous

    Au plus fort de la tempête dantesque de ce déluge dément, il m’a suivi dans chacun de mes mouvements, pas à pas, « collé aux basques » avec une expression ahurie, puis un comportement de folie tous azimuts, en petit être dingo et hirsute.

 

J’aime l’odeur de la terre après la pluie

par Carole Barthes

Ceux qui étaient sur le trajet de la vague ont vu le niveau monter et ont assisté impuissant à l’inondation de leur maison. Au départ, ils ont tenté d’éponger, surélever le mobilier, puis se sont résignés, voyant des murs céder sous la puissance des flots. Se mettre à l’abri, se réfugier chez des voisins épargnés… et regarder le désastre se produire sous leurs yeux. Toute la nuit ils tenteront d’évacuer l’eau, de chasser la boue tant bien que mal.

Un soir sous les eaux

par Hugo Prunet

Nous étions donc voués à attendre que l’eau diminue peu à peu. Mais ce n’était pas le cas, l’eau montait encore et encore et je commençais à croire que l’étage où nous étions ne suffirait pas à nous protéger de toute cette eau qui faisait trembler la maison en s’infiltrant. Je n’arrivais pas à fermer l’œil, et pourtant, j’étais bel et bien fatigué, mais je ne pouvais dormir devant cette scène où devrai-je dire, ce cauchemar.