cauchemars et questions sans réponse

Déposé le 04/05/2015 | par fbardeau | sur la catastrophe 2015- Série d'attentats (Paris)

Un de mes fils de 7 ans a été traumatisé par les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher car nous habitons juste à côté du lieu des attentats. Il a fait des cauchemars et pensait tout le temps à ces événements et j'ai eu les pires difficultés à l'apaiser.

 
 

Un de mes fils de 7 ans a été traumatisé par les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher car nous habitons juste à côté du lieu des attentats. Il a fait des cauchemars et pensait tout le temps à ces événements et j'ai eu les pires difficultés à l'apaiser.

"Les ont ils TOUS arrêtés"
"Est ce qu'ils vont revenir ?"
"Qu'est ce qui me dit que d'autres ne vont pas recommencer ?"

Les questions étaient lancinantes, toutes la journée, les pleurs augmentant à l'approche du coucher, les endormissements ont été très difficiles, les questions nombreuses et souvent sans réponse, les terreurs nocturnes régulières pendant plusieurs semaines...

Que dire à un enfant qui a peur à part lui dire qu'on ne peut pas vivre dans la peur, que c'est la seule chose qui fait que les terroristes gagnent ?

Période

Mercredi 07 janvier 2015 au Samedi 28 février 2015

Intensité

3

Autres témoignages sur la catastrophe

  • spettens | 09/04/2016

    La peur fait partie de moi

    Je m'appelle Nils, j'ai 8 ans. Au début j'ai pas compris pourquoi mes parents faisaient une drôle de tête. Ils étaient tristes et silencieux. Puis, quand ils m'ont parlé de Charlie hebdo et de l'hyper casher, j'ai eu très peur. J'avais peur qu'ils viennent chez nous pour nous tuer. Mes parents essayaient de me rassurer, mais je ne voulais pas les croire. - Ils vont revenir! - Mais non ne t'inquiète pas ils sont morts. Ils ne pourront plus jamais faire de mal à personne. - Oui mais si je rigole quand je regarde un dessin on va me tuer. ... Quand il y a eu la minute de silence à l'école j'ai beaucoup pleuré. J'ai pensé aux morts qui n'avaient rien fait.... Et j'ai pensé à ceux qui sont morts pendant la 1ère guerre mondiale et j'ai pensé à ma mamie qui est morte aussi. Comme je pleurais aussi en classe, la maîtresse m'a demandé ce qui se passait. Je lui ai dit que j'avais peur. Elle à voulu faire un petit point pour nous rassurer. On ne craignait rien dans l'école. Et il y aura toujours des adultes pour nous protéger. Ça m'a fait du bien d'entendre ça. Mon mal être à duré très longtemps. Mes parents m'ont emmené voir Magali, une psy. On a beaucoup parlé. Maintenant je vais bien, mais j'ai toujours peur qu'ils reviennent, eux ou d'autres. J'ai peur d'être séparé de mes parents. Mais je sais que ça fait partie de la vie.