La crue du Vidourle de septembre 2002

Déposé le 13/06/2012 | par ihmec2 | sur la catastrophe 2002 - Inondations (Sud Est)

« On ne cherche pas à cacher le risque d’inondation à Sommières. Le Vidourle est au cœur de nos fêtes, il fait partie de notre vie, et de notre singularité : il fait partie de nos gênes. » M. Guy Marotte, Maire de Sommières (Gard)

 
 

« Les crues sont récurrentes à Sommières. Depuis octobre 2001, en un an et demi, on a eu 4 inondations qui étaient les plus importantes depuis environ 50 ans. On a été un peu traumatisé pendant cette période. Mais ce qu’il faut se dire en permanence, c’est que cela recommencera. Des inondations petites ou moyennes, il y en aura très régulièrement. A nous d’anticiper au mieux. Les arrêtés de catastrophe naturelle, à Sommières, ce n’est pas qu’un peu d’eau dans les rues ! En général, les vidourlades ne durent pas plus de 12h, l’eau arrive et repart très vite. Le 8 septembre 2002, l’eau a commencé à monter, puis elle est redescendue avant de remonter le 9 avec une plus grande amplitude. L’évènement à duré 24h au total. Le courant était très impressionnant. »

Sur les conséquences économiques :
« Plus d’une centaine de petits commerces ainsi que la zone commerciale ont été lourdement impactés. Le four du boulanger a été endommagé. Pour la plupart des petits commerces, il leur a fallu un an pour repartir, progressivement. La vie s’est bloquée pendant quasiment un an, sachant que l’année suivante une nouvelle inondation importante s’est produite.
Les supermarchés qui étaient en zone inondable n’ont pas pu redémarrer dans un premier temps parce que tout avait été dévasté. Le Champion a subi des dégâts importants, mais il a été indemnisé relativement rapidement par les assureurs. Après l’évènement, il a été décidé de délocaliser progressivement les supermarchés en dehors de la zone inondable, cela a duré trois ans au total.
Les banques ont été sinistrées également, et certaines ont été déplacées. Le service des impôts a été délocalisé, et la restauration des locaux a duré quelques mois. Mais cela n’a pas eu d’incidence sur la manne financière. Comme les assureurs ont indemnisé rapidement les sinistres, les banques ont très bien travaillé pendant cette période. L’argent a été versé et les opérations ont continué à se faire.
Au bout de trois années de réparations, la vie économique a pu reprendre son cours normal.»

L’atteinte au fonctionnement des services publics :
« L’inondation s’est produite le dimanche, et s’est terminée le lundi soir, donc il n’y avait aucun élève dans les écoles. Par contre les dégâts sur les locaux étaient importants : toutes les écoles ont été sinistrées pendant plusieurs mois. L’école maternelle a été délocalisée pendant un an et demi dans des mobilhomes. Les autres élèves ont également eu cours dans des mobilhomes pendant une période transitoire de quatre mois. »

Sur les conséquences concernant l'image de marque de Sommières :
« Notre image on y tient fortement. Il pourrait y avoir un impact négatif des inondations sur l’image de la commune si on adoptait la politique de l’autruche, mais ce n’est pas le cas. C’est une demande des Sommiérois, et on ne cherche pas à cacher l’inondation. Le plus ancien des repères de crue date de 1857, et on a répertorié plus de 50 repères de crue dans toute la commune. Or ces repères ont un impact sur les gens qui viennent de l’extérieur, en particulier les touristes. »
Sources - CEPRI - Guide du Maire

Période

Dimanche 08 septembre 2002 au Jeudi 12 septembre 2002

Intensité

2

Commune

Sommières