Mémoires du Rhône

Déposé le 15/02/2013 | par Ville de Bellegarde | sur la catastrophe 2003 - inondation (national)

L’inondation que nous avons vécue en décembre 2003 est une catastrophe.

 

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Bien entendu, le drame qui s’est déroulé en Asie du Sud, suite au tremblement de terre et au tsunami du 26 décembre 2004, nous a invités, avec beaucoup d’humilité, à relativiser
les conséquences de nos inondations. Nous avons étés bouleversés et affectés par cet événement historique par le nombre de victimes, près de trois cents mille morts, par
l’ampleur des dégâts, par le nombre de pays et de nationalités touchés. Il s’agit d’un grand malheur mondial.

Cela dit, toutes les catastrophes sont difficiles à affronter par les populations qui les vivent. Leur souvenir est encore vécu par un grand nombre de sinistrés comme une souffrance, comme un drame qui laissera des traces psychologiques indélébiles. Pour beaucoup d’entre nous, l’absence de références récentes d’inondations du Rhône dans nos mémoires a rendu encore plus inattendu, voire inadmissible cet événement.

Bellegarde, comme bien d’autres communes riveraines de la plaine Rhodanienne, a subi en décembre 2003 une inondation due au Rhône, qualifiée «d’historique» par les
experts. Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur ces inondations exceptionnelles tant par des journalistes que par des scientifiques. Je me suis exprimé dans les «Chroniques Bellegardaises», tout au long de l’année 2004, sur cet évènement. J’y ai annoncé la publication d’un «livre mémoire» de cette crue.

Cette idée m’est notamment venue après la lecture d’un cahier d’écolier dans lequel était consigné un récit écrit par Jean Biesse père: «les malheurs arrivés par la suite des
inondations de 1840-1841». J’ai retranscrit ce texte que j’ai publié dans les «Chroniques» de Juillet 2004. Il m’est alors apparu intéressant de rapporter, comme l’avait fait Jean
Biesse cent soixante trois ans plus tôt, la chronique de l’événement douloureux et exceptionnel que nous venions de vivre, illustrée de documents et de photographies.
J’ai associé Pascal Crapé à ce travail de mémoire qui servira peut-être, aux générations futures, de témoignage concernant cette inondation. Il ne faut pas que cet événement
dramatique sombre dans l’oubli.

Celles et ceux d’entre vous qui l’ont vécu voudront sans doute garder cet ouvrage en souvenir. En écrivant et en réalisant ce livre, notre intention n’a pas été de ressasser ce drame collectif vécu par les habitants de la Terre d’Argence et bien d’autres.
Le but recherché a été seulement d’essayer de contribuer modestement à la conservation des traces de cet événement qui fait partie désormais de notre histoire.
Ce document bien que non exhaustif et imparfait, rassemble des informations qui constituent, ainsi regroupées dans un livre unique, un fonds documentaire qui relate la submersion de nos plaines par les eaux du Rhône. Le conseil municipal de la commune a décidé d’offrir un exemplaire de cet ouvrage à toutes les familles bellegardaises qui ont été inondées ainsi qu’à toutes les personnes qui ont manifesté à notre égard de la générosité ou des gestes de solidarité.
Je dédie cet ouvrage à tous ceux et à toutes celles qui nous ont témoigné de la compassion, aux nombreux bénévoles qui avec courage, générosité et abnégation nous ont aidés dans ces moments difficiles, de jour comme de nuit, à nettoyer les rues et les maisons, à accueillir, orienter, conseiller les sinistrés, à distribuer les aides et les dons, à laver le linge souillé, à préparer et servir des repas chauds, etc. Je le dédie à celles et ceux qui nous ont adressé ou fait parvenir des aides financières et matérielles, aux nombreux sapeurs pompiers du Gard et des Charentes Maritimes, aux militaires de la Légion Etrangère, de la Sécurité Civile et de la Gendarmerie Nationale, aux personnels de la Police Nationale, de la Croix-Rouge, de la Protection Civile, aux nombreux élus de Bellegarde, du département et de nombreuses villes amies. Il m’est impossible de
citer tout le monde. Je dis merci à celles et ceux qui nous ont généreusement aidés, tant avec leurs mains, qu’avec leur coeur.

Elie Bataille
Maire de Bellegarde et conseiller général du Gard
Président de la communauté de communes «Beaucaire Terre d’Argence»

Période

Lundi 01 décembre 2003 au Mercredi 10 décembre 2003

Intensité

3

Commune

Bellegarde  

Autres témoignages sur la catastrophe

  • ihmec2 | 13/06/2012

    Inondations du Rhône de 2003

    « Il est indispensable d’avoir un bon système d’alerte pour prévenir les gens, c’est le plus efficace. Rappeler régulièrement les risques présents sur le territoire de la commune à la population est également important, parce qu’en général il n’y en a pas qu’un seul. » M. Juan Martinez, Maire de Bellegarde (Gard)

  • ihmec2 | 13/06/2012

    la crue du Rhône de 2003

    « Tout le monde n’est pas préparé à affronter une inondation. On est démuni face à l’eau, on n’est plus rien. » M. Gilles Dumas, Maire de Fourques (Gard)

  • ihmec2 | 13/06/2012

    L’inondation du Rhône de 2003

    « L’anticipation des risques est une composante importante des politiques publiques locales. Notre devoir d’élu est de prévenir au mieux les inondations, tout en en informant la population. A Nîmes, avec le programme CADEREAU, nous avons lancé un vaste plan de prévention des risques, qui passe aussi par une meilleure information des habitants. Chacun doit se sentir concerné par le risque. » M. Jean-Paul Fournier, Sénateur du Gard et Maire de Nîmes