L’inondation de septembre 2005

Déposé le 13/06/2012 | par ihmec2 | sur la catastrophe 2005 - inondation(PACA)

« L’eau est partie aussi vite quelle était arrivée. Reste l’humidité, qui est devenue, dans certains quartiers, un véritable fléau." M. Jean-Paul Fournier, Sénateur du Gard et Maire de Nîmes

 
 

« En septembre 2005, il est tombé plus d’eau qu’en 1988, mais sur une durée beaucoup plus étendue (48h). Le 6 et le 8, deux épisodes pluvieux de 250 mm d’eau chacun, se sont abattus sur la ville. Dans un premier temps, les conséquences ont été limitées. En effet, la région de Nîmes se caractérise par un sous-sol karstique, contenant des gorges, des trous et des tunnels dans lesquels l’eau a pu circuler, sans nuisance pour la voirie. Le 8 septembre, il s’est remis à pleuvoir fortement. Ainsi la Préfecture a déclenché le niveau d’alerte orange, en concordance avec les prévisions de Météo France. Toutefois, la chute cumulée des précipitations a engendré un débordement rapide du réseau souterrain saturé. Une situation qui n’avait pas été anticipée par les météorologues. »

Conséquences en termes d’atteinte à la sécurité de la population :
« L’eau est montée brusquement. On ne voyait plus les trottoirs, les plaques d’égouts étaient arrachées et les déplacements devenaient délicats. Nombreux sont les automobilistes, mais aussi les piétons, qui ont eu des difficultés pour rentrer chez eux. Ce phénomène est un véritable piège, qui survient en quelques minutes, durant lesquelles on se retrouve complètement menacé par la montée des eaux. »

Conséquences en termes d’atteinte aux habitations:
« L’eau est partie aussi vite quelle était arrivée. Reste l’humidité, qui est devenue, dans certains quartiers, un véritable fléau. Les murs étaient gorgés d’eau et même après l’avoir pompée, l‘humidité était toujours présente. En fait le sous sol continuait lentement à déverser des reflux. Ainsi, il a fallu près de 3 semaines, pour évacuer totalement cette eau des habitations. Certains logements sévèrement inondés étaient encore humides deux ans après l’inondation. »

Conséquences en terme d’atteinte au fonctionnement des services publics :
« En 2005, les liaisons avec les téléphones portables étaient impossibles. Heureusement, la radio fonctionnait et France Bleu Gard Lozère est devenue un relais indispensable pour l’information de la population. Elle a diffusé les messages provenant de notre système Espada , et relayé les prévisions de Météo France.»
Sources: CEPRI - Guide du Maire

Période

Lundi 05 septembre 2005 au Vendredi 09 septembre 2005

Intensité

4

Commune