Témoignages

  • La mémoire en actes

    Une page sombre de l'histoire française Les trois associations "Rasin Anler" située à La Réunion, "Les Réunionnais de La Creuse" et "Couleur Piment Créole" basées en métropole, ont pour but de mener des actions pour que l'histoire des enfants réunionnais exilés de force dans les années 60, 70 et 80 soit reconnue. ​ Pendant cette période, plus de 2 000 enfants, nés à La Réunion furent l'objet de “transferts forcés” vers la métropole, afin de repeupler des départements touchés par l'exode rural. Ces enfants, étaient généralement issus de classes pauvres et formaient le contingent des “enfants de l'assistance”. Beaucoup de familles, illettrées, agissant sous la pression d'une administration affolée par la croissance démographique, signèrent les autorisations exigées. D'autres furent mises devant le fait accompli. Les parents étaient convaincus que leurs enfants partaient pour un avenir meilleur et qu'ils reviendraient régulièrement dans l'île. Mais la plupart n'ont jamais pu revoir leurs enfants partis pour un aller « simple », déportés dans une soixantaine de départements français. Cet épisode récent est connu comme l'affaire des “enfants de La Creuse”. ​ Les trois associations actuelles ont alors décidé de se fédérer afin de défendre leurs valeurs identiques, mettre ensemble ce qui leur est commun : le combat à mener contre cet exil forcé, parler d'une seule voix face aux enjeux majeurs, développer leurs solidarités, faire converger leurs forces et leurs énergies etc....

  • J’aime l’odeur de la terre après la pluie

    Ceux qui étaient sur le trajet de la vague ont vu le niveau monter et ont assisté impuissant à l’inondation de leur maison. Au départ, ils ont tenté d’éponger, surélever le mobilier, puis se sont résignés, voyant des murs céder sous la puissance des flots. Se mettre à l’abri, se réfugier chez des voisins épargnés… et regarder le désastre se produire sous leurs yeux. Toute la nuit ils tenteront d’évacuer l’eau, de chasser la boue tant bien que mal.

  • Les animaux et nous

    Au plus fort de la tempête dantesque de ce déluge dément, il m’a suivi dans chacun de mes mouvements, pas à pas, « collé aux basques » avec une expression ahurie, puis un comportement de folie tous azimuts, en petit être dingo et hirsute.

  • Notre Dame de l'espérance

    Les coups de tonnerre et les éclairs se déchaînent. La pluie s’abat. La grêle se répand de toute sa force. Cela dure des heures qui semblent interminables. Tout cela n’annonce rien de bon. Mais que fait Notre Dame ?

  • Evénement inconcevable

    Lorsque notre téléphone a sonné et notre fils qui appelait au secours, il nous demandait de venir le plus vite possible pour l’aider à écoper l’eau qui rentrait dans la maison.

  • 3*10:2=15

    Là en y repensant je me dis que notre cerveau est une drôle de machine: il est capable d'ignorer les messages reçus par nos yeux: espoir, optimisme ou seulement déni ?

  • Texte sans titre

    Les éclairs étaient si forts qu’il en faisait presque jour. La pluie était si forte qu’on ne voyait pas à deux mètres. Nous étions installés dans la véranda quand tout à coup le store au-dessus de nous s’est effondré cédant au poids de l’eau.

 

La mémoire en actes

par FEDD
Enfants réunionnais exilés de force

Une page sombre de l'histoire française Les trois associations "Rasin Anler" située à La Réunion, "Les Réunionnais de La Creuse" et "Couleur Piment Créole" basées en métropole, ont pour but de mener des actions pour que l'histoire des enfants réunionnais exilés de force dans les années 60, 70 et 80 soit reconnue. ​ Pendant cette période, plus de 2 000 enfants, nés à La Réunion furent l'objet de “transferts forcés” vers la métropole, afin de repeupler des départements touchés par l'exode rural. Ces enfants, étaient généralement issus de classes pauvres et formaient le contingent des “enfants de l'assistance”. Beaucoup de familles, illettrées, agissant sous la pression d'une administration affolée par la croissance démographique, signèrent les autorisations exigées. D'autres furent mises devant le fait accompli. Les parents étaient convaincus que leurs enfants partaient pour un avenir meilleur et qu'ils reviendraient régulièrement dans l'île. Mais la plupart n'ont jamais pu revoir leurs enfants partis pour un aller « simple », déportés dans une soixantaine de départements français. Cet épisode récent est connu comme l'affaire des “enfants de La Creuse”. ​ Les trois associations actuelles ont alors décidé de se fédérer afin de défendre leurs valeurs identiques, mettre ensemble ce qui leur est commun : le combat à mener contre cet exil forcé, parler d'une seule voix face aux enjeux majeurs, développer leurs solidarités, faire converger leurs forces et leurs énergies etc....

J’aime l’odeur de la terre après la pluie

par Carole Barthes

Ceux qui étaient sur le trajet de la vague ont vu le niveau monter et ont assisté impuissant à l’inondation de leur maison. Au départ, ils ont tenté d’éponger, surélever le mobilier, puis se sont résignés, voyant des murs céder sous la puissance des flots. Se mettre à l’abri, se réfugier chez des voisins épargnés… et regarder le désastre se produire sous leurs yeux. Toute la nuit ils tenteront d’évacuer l’eau, de chasser la boue tant bien que mal.