exil forcé des enfants réunionnais

Pendant cette période, plus de 2 000 enfants, nés à La Réunion furent l'objet de “transferts forcés” vers la métropole, afin de repeupler des départements touchés par l'exode rural. Ces enfants, étaient généralement issus de classes pauvres et formaient le contingent des “enfants de l'assistance”. Beaucoup de familles, illettrées, agissant sous la pression d'une administration affolée par la croissance démographique, signèrent les autorisations exigées. D'autres furent mises devant le fait accompli. Les parents étaient convaincus que leurs enfants partaient pour un avenir meilleur et qu'ils reviendraient régulièrement dans l'île. Mais la plupart n'ont jamais pu revoir leurs enfants partis pour un aller « simple », déportés dans une soixantaine de départements français. Cet épisode récent est connu comme l'affaire des “enfants de La Creuse”.

 

Les témoignages

  • FEDD | 25/06/2018

    La mémoire en actes

    Une page sombre de l'histoire française Les trois associations "Rasin Anler" située à La Réunion, "Les Réunionnais de La Creuse" et "Couleur Piment Créole" basées en métropole, ont pour but de mener des actions pour que l'histoire des enfants réunionnais exilés de force dans les années 60, 70 et 80 soit reconnue. ​ Pendant cette période, plus de 2 000 enfants, nés à La Réunion furent l'objet de “transferts forcés” vers la métropole, afin de repeupler des départements touchés par l'exode rural. Ces enfants, étaient généralement issus de classes pauvres et formaient le contingent des “enfants de l'assistance”. Beaucoup de familles, illettrées, agissant sous la pression d'une administration affolée par la croissance démographique, signèrent les autorisations exigées. D'autres furent mises devant le fait accompli. Les parents étaient convaincus que leurs enfants partaient pour un avenir meilleur et qu'ils reviendraient régulièrement dans l'île. Mais la plupart n'ont jamais pu revoir leurs enfants partis pour un aller « simple », déportés dans une soixantaine de départements français. Cet épisode récent est connu comme l'affaire des “enfants de La Creuse”. ​ Les trois associations actuelles ont alors décidé de se fédérer afin de défendre leurs valeurs identiques, mettre ensemble ce qui leur est commun : le combat à mener contre cet exil forcé, parler d'une seule voix face aux enjeux majeurs, développer leurs solidarités, faire converger leurs forces et leurs énergies etc....

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