Catastrophes

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Crues (Ain- Haut Rhône- Doubs)

La crue océanique de février 1990 touche principalement le Haut-Rhône. Les montagnes ont reçu les jours précédents un important manteau neigeux à partir de 400 mètres d’altitude. Surviennent à partir du 13 février de très importantes précipitations associées à un vent du sud-ouest soutenu et à un brusque redoux. Sur le Jura et les Préalpes les cumuls dépassent les 200 mm en trois jours avec des périodes de retour exceptionnelles sur l’Arve (100 ans : 140 mm en deux jours, 227 mm en sept jours), le Fier (100 ans : 127 mm en deux jours, 203mm en sept jours), l’Ain (100 ans : 134 mm en deux jours, 200 mm en sept jours). La crue de février 1990 est la crue de référence sur une bonne partie du bassin versant du Doubs en raison de la conjugaison paroxystique de fortes pluies et de la fonte d’un épais manteau neigeux. Jusqu'au 13 février, le temps est perturbé et froid : il neige au-dessus de 400 mètres (20 cm vers 500 mètres d'altitude, 50 cm audessus de 1200 mètres). Le 13 au soir, le temps se dégrade encore mais se radoucit subitement. Il pleut abondamment jusque sur les sommets des Vosges (150 mm le 14 février au lac d'Alfeld). Les pluies, associées à un très fort vent d'ouest, font brutalement fondre la neige tombée les jours précédents, engendrant un écoulement supplémentaire équivalent au moins à 80 mm de pluie. A Belfort, le cumul pluviométrique du 13 et du 14 Février 1990 atteint 101.4 mm.

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Crue Saône

Le mois de mai 1983 connaît une série d’événements orageux particulièrement importants sur le bassin de la Saône. Les pluviomètres de Franche-Comté enregistrent cinq fois la valeur mensuelle de mai, ceux de Bourgogne quatre fois celle d’avril et trois fois celle de mai. Entre le 12 et le 17 mai, un premier épisode pluvieux touche la Petite Saône, ainsi qu’une partie des régions Bourgogne et Rhône-Alpes, renforçant simultanément les affluents de rive droite entre Verdun et Lyon. Entre le 23 et le 26 mai, le second épisode affecte le bassin de la Saône aval. Sur la Seille, les cumuls pluviométriques de mai 1983 atteignent 265 mm, soit six fois la moyenne climatologique.