Catastrophes

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Somatotropine
| sanitaires,

Affaire des hormones de croissance (France)

24 décembre 1992 Publication par M. Bernard Kouchner, ministre de la santé et de l’action humanitaire, d’un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), sur les conséquences du traitement par l’hormone de croissance extractive. Des dizaines d’enfants traités avant l’été 1985 pourraient être atteints d’une maladie mortelle indétectable, la maladie de Creutzfeld-Jacob.

| technologiques,

Catastrophe Tchernobyl (France métro)

Le réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986, dispersant un nuage radioactif sur de nombreux pays, notamment la France. Le passage des masses d’air contaminées entre le 29 avril et le 5 mai 1986 a notamment déposé de l’iode 131 et du césium 137. Ce dernier isotope a une période de 30 ans – la période représentant le temps nécessaire pour que la moitié des atomes présents dans un échantillon se désintègre ; il faut attendre 300 ans pour que la radioactivité soit divisée par 1.000. Le césium 137 se retrouve dans les sols, les minéraux et s’immisce ainsi dans la chaîne alimentaire ; il présente la propriété de se fixer sur les os, dans les muscles et les tissus mous. Si plusieurs Etats ont rapidement pris des mesures pour protéger leurs populations, la France n’a pas incliné en ce sens. Au début du mois de mai 1986, le responsable du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI), le professeur Pierre Pellerin, affirmait même que la santé publique n’était absolument pas menacée et que les prises d’iode à titre préventif n’étaient pas opportunes ni davantage justifiées. Prenant le contrepied de cette posture officielle, la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) était fondée à la même période à l’initiative de citoyens désireux de percer la réalité de la contamination du territoire français par le nuage de Tchernobyl.