Affaire du Mediator (France)

En 1999, un premier cas de valvulopathie est signalé par un médecin marseillais, chez un patient asymptomatique...

 

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En 2003, un premier cas de valvulopathie sévère fait l’objet d’une publication en Espagne (Revue Espagnole de Cardiologie).

En 2005, les résultats d’une enquête de pharmacovigilance portant sur les risques d’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) et de troubles neuropsychiques ont conduit à ajouter, dans l’information destinée aux médecins et dans la notice, les effets indésirables suivants : confusion, désorientation, agitation et hallucinations ; puis à supprimer, en 2007 après réévaluation du rapport bénéfice/risque du benfluorex, son indication dans le traitement de certaines anomalies du taux de graisses dans le sang (hypertriglycéridémie).

Au mois de février 2008, un nouveau cas de valvulopathie induite par le Médiator® et ayant entraîné un remplacement valvulaire est notifié au CRPV de Brest, qui en signale plusieurs autres début 2009.

Au total entre 1999 et 2008, 7 cas de valvulopathie chez des patients exposés au Mediator seront notifiés en pharmacovigilance dont un cas publié par le CHU de Toulouse.

Au printemps 2009, l’Afssaps examine les données issues de cette série de cas de valvulopathies, ainsi que de nouveaux cas d’HTAP, notifiés au système national de pharmacovigilance et faisant par ailleurs l’objet d’une première publication scientifique (rapportant 5 cas d’HTAP et un cas de valvulopathie). Le risque statistique de valvulopathie est confirmé par les résultats de deux études, l’une menée au CHU de Brest et l’autre réalisée par les Laboratoires Servier à la demande de l’Afssaps.
Fin 2009, une troisième étude menée par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) montre également une augmentation du risque de valvulopathie chez les patients traités par benfluorex.

Au vu de l’ensemble des données recueillies depuis 1999 et établissant le risque de valvulopathie, ainsi que des données d’efficacité modeste dans la prise en charge du diabète de type 2, la balance bénéfice-risque est jugée défavorable : Médiator® et ses génériques sont retirés du marché le 30 novembre 2009.