Glissement de terrain (Châtelard)

Le bassin versant du Nant des Granges a été le théâtre de ce glissement de terrain. Sa partie supérieure, cernée par deux crêtes, le Mont Chabert et Mont Julioz, est à demi comblée par des dépôts morainiques à hauteur du Col du Plane à 1300 mètres d’altitude.

 

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Le Chatelard - Le mont (village détruit)
Le Chatelard - Le mont (village détruit)

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Dès octobre 1930, les habitants découvrirent de nombreuses crevasses transversales allant d’un mont à l’autre sur 800 m de long et 500 m de large. Elles ne cessèrent de grandir pour atteindre en mars 1931 les premières maisons. Les murs se lézardèrent dans les hameaux des Michauds, des Carons et des Jacques. Les grandes pluies de début mars donnèrent le signal d’évacuation des habitants et déclenchèrent la débâcle. Le jeudi 12 mars, vers 9 h du matin, de grandes bandes parallèles successives de terre large de 10 à 30 m se mirent en marche ravageant les hameaux. Tour à tour, les plaques glissèrent les unes sur les autres pour rejoindre le lit du torrent qui ouvrait un chemin jusqu’au hameau des Granges.
Six millions de m3 se sont détachés de la montagne sur plus de quarante hectares. Vers 21 h, la masse de terre en mouvement et transportant arbres, briques et rochers, alla s’arrêter sur le cône de déjection du Nant des Granges en amont du hameau du même nom, sans toucher les habitations.
La coulée a donc mis 9 h pour effectuer un trajet d’environ 1,8 km de long et plus de 600 m de dénivelé. Aucune victime n’est à déplorer mais les pertes financières sont lourdes pour Le Châtelard et dramatiques pour le hameau, avec l’exode forcé de plus de 70 personnes. En effet, les « bonnes terres » peu abondantes sur la commune ont été dévastées (prairie,
vergers, vignobles...).
Les causes de ce désastre proviennent des précipitations diluviennes du début du mois de mars qui ont détrempé la couche morainique instable laquelle n’a pas résisté longtemps à la gravité, et ce d’autant moins que le lit du torrent présente une pente très marquée et un fond rocheux urgonien, très dur sur lequel le glissement n’a pu se ralentir.

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Type de risque

risque naturel

Nature de l'évènement

glissement de terrain