inondation (national)

Débordement de nombreux cours d'eau dont le Rhône, la Loire, le Tarn, le Lot, l'Aveyron... La crue de la Loire...

 

Les témoignages

  • ihmec2 | 13/06/2012

    Inondations du Rhône de 2003

    « Il est indispensable d’avoir un bon système d’alerte pour prévenir les gens, c’est le plus efficace. Rappeler régulièrement les risques présents sur le territoire de la commune à la population est également important, parce qu’en général il n’y en a pas qu’un seul. » M. Juan Martinez, Maire de Bellegarde (Gard)

  • ihmec2 | 13/06/2012

    la crue du Rhône de 2003

    « Tout le monde n’est pas préparé à affronter une inondation. On est démuni face à l’eau, on n’est plus rien. » M. Gilles Dumas, Maire de Fourques (Gard)

  • ihmec2 | 13/06/2012

    L’inondation du Rhône de 2003

    « L’anticipation des risques est une composante importante des politiques publiques locales. Notre devoir d’élu est de prévenir au mieux les inondations, tout en en informant la population. A Nîmes, avec le programme CADEREAU, nous avons lancé un vaste plan de prévention des risques, qui passe aussi par une meilleure information des habitants. Chacun doit se sentir concerné par le risque. » M. Jean-Paul Fournier, Sénateur du Gard et Maire de Nîmes

Les vidéos

Détails

Débordement de nombreux cours d'eau dont le Rhône, la Loire, le Tarn, le Lot, l'Aveyron... La crue de la Loire à Gien (Loiret) proche de celle de 1907, comparable aux crues de 1923 et 1926 à Orléans malgré le barrage de Villerest. Les digues du Rhône ont cédé en trois endroits inondant la petite Camargue gardoise et le nord d'Arles (7000 personnes évacuées à Arles, 150 mobile-home mis à disposition). 29 départements touchés, 7 morts, plus de 2000 entreprises sinistrées dans les Bouches-du-Rhône. 1,5 milliard € de dommages, 768 M€ de dommages assurés, plus de 1 500 communes reconnues en catnat.
CAT NAT

Début décembre 2003, les régions méditerranéennes ont connu un épisode pluvieux d’une très grande ampleur, à l’origine du débordement de nombreux cours d’eau, notamment le Rhône qui dans sa partie aval a connu une crue comparable à celle de 1856.

Le 4 en effet, le Rhône enregistre un débit de pointe de 11500 m3/s à Beaucaire (Source Diren Rhône-Alpes).
Des débits semblables sur le Rhône aval avaient précédemment été observés en septembre et novembre 2002.
Cet épisode a provoqué de graves inondations sur de nombreuses villes du Sud-Est, car outre les communes bordant le Rhône (Avignon, Arles pour ne citer que les principales...), de très nombreuses rivières ont débordé.

Plus au nord beaucoup d'inondations se produisent aussi sur Saint-Etienne, la plaine de Valence, les monts du Lyonnais et du Charollais, etc.
Les dégâts les plus spectaculaires sont dus au Gier, rivière qui assure le couloir naturel de communication entre Lyon et Saint-Etienne: l'autoroute et le chemin de fer sont coupés par des glissements de terrain emportés par la rivière en crue.

Le caractère exceptionnel de cet épisode réside à la fois dans sa durée et son extension spatiale car les pluies ont touché de nombreux départements du bassin versant du fleuve chaque jour du 30 novembre au 3 décembre.

De plus, cet épisode s'est produit à la suite d'un automne particulièrement pluvieux sur le Sud-Est. Novembre a été particulièrement arrosé, ce qui entraîne, juste avant cet épisode une importante saturation des sols.
Le 30 novembre: les pluies concernent principalement le relief des Cévennes où on recueille de 50 à 75 mm, et près de 100 mm en Ardèche.
Le 1er décembre, les pluies se généralisent au quart sud-est de la France en s’intensifiant. 10 départements recueillent plus de 100 mm, dont 5 sur le bassin versant du Rhône. Sur l'Ardèche les 200 mm sont dépassés (valeur maximale 251 mm à Antraigues/Volane). On observe des noyaux supérieurs à 150 mm en vallée du Rhône au nord d’Avignon. En basse vallée du Rhône, on recueille une centaine de millimètres sur Arles et Tarascon.
Ce même jour, Marseille est inondée.

Le 2: les pluies sont moins fortes que la veille, mais stationnent sur les mêmes zones, où on relève à nouveau entre 40 et 50 mm, de 50 à 75 mm au nord du Vaucluse et du Gard. Les valeurs maximales atteignent encore de 100 à 150 mm sur l'Ardèche et la Drôme.
Le 3, il pleut moins d’une dizaine de millimètres sur le Rhône. Les fortes pluies concernent alors l'Hérault, où Montpellier est à nouveau inondée.
Au plus fort de l’épisode, sur les 2 journées du 30 novembre et du 1er décembre, 12 départements ont recueilli plus de 100 mm, dont 7 sur le bassin versant du Rhône, de la Méditerranée jusqu’à la Saône. Les valeurs maximales ont atteint 300 mm sur l’Ardèche.

De telles quantités sur une étendue spatiale aussi grande entraîne un volume d'eau précipité gigantesque.
Dans le même temps une violente tempête a touché les côtes. Le vent d'est a soufflé très fort, avec des rafales de 100 à 150 km/h en soirée du 3 et nuit du 3 au 4, de la côte provençale jusqu'au golfe du Lion, levant une puissante houle avec des vagues déferlantes de plus de 9 mètres de hauteur sur les côtes du Languedoc, perturbant ainsi l'écoulement des eaux fluviales à la mer.
Quelques valeurs remarquables: Marseille (Bouches-du-Rhône): 101 km/h, Île du Levant (Var): 144 km/h, Leucate (Aude): 140 km/h.
Meteo France

Les ressources

 

Type de risque

risque naturel

Nature de l'évènement

inondation de plaine, par ruissellement, crue torrentielle