Article

L’habitat et ses liens avec le psychisme: : aspects psychopathologiques et cliniques de l’attachement à l’habitat

Rédigé par Fabien Agneray le 15 Juillet 2015.

L’habitat constitue un espace privilégié pour le sujet, à partir duquel il situe son être dans le monde. En effet, par ses liens étymologiques avec le verbe avoir, le verbe habiter renvoie aux notions de possession et d’appartenance. Cette dimension d’inscription de l’individu repérée dans son identité propre et dans celle d’un groupe s’établit également par les racines communes du verbe habiter avec le verbe être, où celui-ci s’entend comme une manière d’être au monde. Dès lors, cela sous-tend une analogie entre l’identité et le Moi du sujet et son habitat.

Résumé

Objectifs

L’habitat constitue un espace privilégié pour le sujet, à partir duquel il situe son être dans le monde. En effet, par ses liens étymologiques avec le verbe avoir, le verbe habiter renvoie aux notions de possession et d’appartenance. Cette dimension d’inscription de l’individu repérée dans son identité propre et dans celle d’un groupe s’établit également par les racines communes du verbe habiter avec le verbe être, où celui-ci s’entend comme une manière d’être au monde. Dès lors, cela sous-tend une analogie entre l’identité et le Moi du sujet et son habitat.

Méthode

Les aspects psychopathologiques et cliniques de cette relation ont été développés de manière à saisir la singularité de l’attachement d’une personne à son habitat ; notamment à travers la considération de l’habitat comme surface projective du Moi et des enveloppes psychiques.

Résultats

Ceci a été mis en lumière de manière à appréhender les représentations de l’habitat pour le sujet, l’appropriation de celui-ci et l’enjeu qu’il constitue dans les liens de la personne avec le monde.

Discussion

Cette singularité de l’attachement à l’habitat nous paraît importante au regard notamment du trauma. En effet, qu’en est-il du vécu traumatique de victimes de catastrophes naturelles (inondation, tornades, etc.), d’incendie, de cambriolage, etc. ?

Conclusion

Ces considérations ouvrent des perspectives de recherches qualitatives visant à évaluer le lien entre les manifestations traumatiques liées à ce type d’événement et le type d’attachement à l’habitat. Ces aspects apparaissent également tout à fait importants dans la clinique de la personne âgée, notamment dans les cas d’hospitalisation ou de placement en institution.

Auteurs:

Article complet au format PDF

Pour en savoir plus...

 

Catégories :

Partagez